L’utilisation de nos parcelles
CONNAISSANCE DE NOS TERROIRS
À son arrivée à la tête des vignobles, Hugues a fait creuser 27 fosses pédologiques afin de comprendre et analyser les différents sols qui composent les différentes parcelles des domaines. L’identification de ces différents terroirs permet ensuite de choisir, en fonction de leurs caractéristiques, leur utilisation future.
On choisit ensuite les cépages adéquats, en fonction de la qualité du terroir et des profils attendus. L’idée est d’utiliser chaque parcelle au plus juste et de valoriser du mieux que nous le pouvons l’écosystème de nos vignobles. Si l’on considère que le potentiel d’un terroir n’est pas exploité à sa juste valeur avec de la vigne, nous arrachons et plantons une culture plus en adéquation avec ses qualités, que ce soit des vergers ou des céréales.
À la suite de cette étude, sous l’impulsion d’Hugues, le Château Haut-Meyreau revient aux sources de ce qu’était l’Entre-Deux-mers : une terre de polyculture. La nouvelle dynamique des domaines s’inspire de son histoire et des traditions d’autrefois. Là où, pendant des années, des vignes ont été plantées sur tout type de terroir, cette réflexion sur l’utilisation optimale de ces derniers permet un retour à la base de la polyculture. On ne valorise plus un Château, mais une exploitation agricole, car le vigneron est avant tout un agriculteur.
En plus de revenir à des plantations céréalières et d’arbres fruitiers, la faune trouve aussi sa place dans ce nouvel écosystème Invindia. À proximité des vignes, vous pouvez maintenant trouver des ruches. L’objectif premier est de favoriser la pollinisation autour de nos vignes, mais ces abeilles nous permettent aussi de mieux comprendre notre environnement et son état de santé. En effet, grâce à l’étude de leur miel, et plus particulièrement de sa composition, nous pouvons mieux connaître l’écosystème sur des endroits très ciblés.
“ On utilise un itinéraire cultural réfléchi pour respecter ce territoire où nous sommes implantés. Nous nous ne sommes que de passage et nous nous devons de respecter ces hectares qui nous sont confiés, d’avoir un impact positif sur le long terme.”
Hugues Laborde
MÉTHODE CULTURALE & VINIFICATION
Pour la culture de la vigne à proprement parler, de nombreux changements ont été opérés par Hugues, toujours dans cette même logique paysanne. Les méthodes culturales des différents domaines, en bio ou non, sont similaires. 70 % de ce qui est pratiqué sur nos domaines “conventionnels” est semblable au travail sur nos domaines labellisés bio. Le passage ou non en AB est le résultat d’une vraie réflexion, les domaines labellisés (Aurore et la Vieille Croix) représentent des surfaces restreintes. Le passage en agriculture biologique représente donc moins de risques.
On choisit ensuite les cépages adéquats, en fonction de la qualité du terroir et des profils attendus. L’idée est d’utiliser chaque parcelle au plus juste et de valoriser du mieux que nous le pouvons l’écosystème de nos vignobles. Si l’on considère que le potentiel d’un terroir n’est pas exploité à sa juste valeur avec de la vigne, nous arrachons et plantons une culture plus en adéquation avec ses qualités, que ce soit des vergers ou des céréales.
La signature de nos vins s’articule autour de deux lignes directrices, la fraîcheur et l’identité de nos terroirs. Nous ne cherchons pas l’uniformisation des vins, mais, au contraire, que chacune de nos cuvées soient identitaire. Pour respecter ces deux règles, la vinification et l’élevage ont un rôle prépondérant.
Dès la réception des raisins aux vendanges, nous ne sulfitons plus la vendange. Encuver sans soufre nous permet de conserver le fruit intact. En effet, le soufre a tendance à couvrir l’aromatique et à extraire des tanins dont nous ne voulons pas.
Nous adaptons systématiquement le type d’élevage à la matière première, au type de terroir et au profil de vin souhaité.
L’élevage en cuve inox est neutre, grâce à l’étanchéité des cuves. Il est donc privilégié pour les vins pour lesquels nous voulons garder la fraîcheur et la pureté intactes. Nous l’utilisons pour les rosés, la plupart des vins blancs et des vins rouges légers et fruités, à l’image de Nu comme un verre.



